lyric and co

MAC – Théatre de Saint Omer (62)

OYAYAYE

CRÉATION 2018/19 – LYRIC & CO
TROIS OEUVRES INÉDITES

LES DEUX AUGURES

Claude Terasse

PRINCESSE OYAYE

Jacques Offenbach

FAUST DE PASSEMENTIER

Hervé

SEVAN MANOUKIAN, SOPRANO
CHRISTOPHE CRAPEZ, TÉNOR
YVES VANDENBUSSCHE, TÉNOR
ALFRED BIRONIEN, TÉNOR

L’ENSEMBLE FLAGOGNE

CYRIL CARBONNE, CLARINETTE
CLAUDE FAUCOMPREZ, CLARINETTE
JEHAN SAISON, VIOLONCELLE
OLIVIER LEDOUX, SAXOPHONE BARYTON
HUBERT DE FLANDRE, CONTREBASSE

PIANISTE, NICOLAS DUCLOUX

MISE EN SCÈNE
CHRISTOPHE CRAPEZ

SCÉNOGRAPHES
COLLECTIF L&C

COSTUMES
JOELLE RALLET

LUMIÈRES
COLLECTIF L&C

A propos

Tout commence au XVIIIe siècle sur les tréteaux de la Foire Saint-Laurent. Comédiens et chanteurs déploient leur imagination en parodiant le répertoire de l’opéra. Les Indes galantes de Rameau se transforment en Ballet des dindons. Ce genre frondeur, qui prend d’abord le nom d’opéra-comique, perdure jusqu’au début du XIXe siècle. Au fil du temps, l’opéra-comique s’avère toutefois de plus en plus officiel et de moins en moins comique, par exemple, il deviendra franchement tragique dans Carmen. C’est pourquoi, dans les années 1853-1854, Hervé, de son vrai nom Florimond Ronger, enfant du Pays (Houdain près de Béthune) et Jacques Offenbach inventent un nouveau genre absurde et comique qu’on prendra l’habitude de nommer « opérette ».

Le père, la star et la relève.

Hervé, de son vrai nom Florimond Ronger, naît le 30 juin 1825, à Houdain dans le Pas-de-Calais, où son père est gendarme. A la mort de celui-ci, il gagne Paris avec sa mère et grandit dans les manécanteries, révélant des dons évidents pour le chant et la musique. Il étudie le piano, l’orgue et la composition. Florimond devient tout à la fois organiste à Saint-Eustache et ténor, sous le nom de Hervé, composant parallèlement des partitions fort drôles qu’il présente avec succès dans le petit théâtre qu’il fonde, en 1854 : Les Folies Nouvelles. Une condamnation, en 1856, l’éloigne deux années de la scène. Il lui faudra presque dix ans pour rattraper Offenbach qui s’était emparé du genre « opéra bouffe » qu’Hervé avait initialement créé. Mais Le Joueur de flûte (1864), L’Œil crevé (1867), Chilpéric (1868), Le Petit Faust et Les Turcs (1869) etc, lui font retrouver son aura. Mamz’elle Nitouche (1883) fait encore triompher Hervé à Paris, tandis que son opéra-comique Frivoli (1886) et ses ballets comme Dilara (1887), Diana (1888), etc. lui établissent sa renommée à Londres. Après plusieurs années passées en Angleterre, il revient à Paris où il meurt le 3 novembre 1892.

Jacques Offenbach naît le 20 juin 1819, à Cologne où son père est chantre à la synagogue. Il grandit dans une famille musicienne affirmant très tôt des dispositions rares pour le violoncelle, que seule Paris, alors ville-phare pour la musique, peut magnifier. Il y débarque à quatorze ans et perfectionne au Conservatoire sa virtuosité. S’il entre ensuite comme violoncelliste à l’Opéra-Comique, il compose parallèlement valses et duos qui scellent son nom dans les salons parisiens. En 1850, Offenbach devient chef d’orchestre à la Comédie-Française et, par ses relations, parvient, en 1855, à ouvrir son théâtre : Les Bouffes-Parisiens. Son triomphe d’Orphée aux Enfers (1858), par le biais des tournées qu’il organise, lui fait atteindre une renommée européenne, notamment à Vienne dont il fera sa seconde capitale. La Belle Hélène (1864), La Vie parisienne (1866), La Grande-Duchesse de Gérolstein (1867), La Périchole (1868), Les Brigands (1869), etc. enracineront sa gloire. Offenbach révèlera une écriture plus élaborée destinée à l’Opéra-Comique où, après Robinson Crusoé (1867), Vert-Vert (1869) et surtout Fantasio (1872), il livrera sans y assister, son œuvre la plus aboutie : Les Contes d’Hoffmann (1881) : la mort l’ayant emporté le 5 octobre 1880.

Claude Terrasse voit le jour à L’Arbresle dans le Rhône, le 27 janvier 1867. Après le collège, Terrasse entre au Conservatoire de Lyon puis devient corniste au Grand-Théâtre. Il part bientôt à Paris où l’école Niedermeyer lui permet d’étudier l’harmonie et l’orgue, révélant bientôt son savoir sur celui de l’église de la Trinité de 1895 à 1898. A l’instar d’Hervé, il conjugue avec son métier d’organiste l’amour du théâtre, composant la musique de scène d’Ubu roi d’Alfred Jarry, en 1896. Quatre ans plus tard, sa partition bouffonne de La Petite femme de Loth, affirme un peu plus son nom ainsi qu’une veine musicale parodique, que l’on associera parfois à celle d’Offenbach. Celle-ci se confirmera en1901, avec Les Travaux d’Hercule. S’enchaîne une suite de succès parmi lesquels La Fiancée du scaphandrier (1902), Le Sire de Vergy (1903), Monsieur de La Palisse (1903), Pâris ou le bon juge (1906)… etc. Le Mariage de Télémaque, en 1910, le fait entrer à l’Opéra-Comique. La Première Guerre Mondiale met un terme à la production de Claude Terrasse qui mourra, à Paris, le 30 juin 1923.

Dominique Ghesquière (auteur du livre La Troupe de Jacques Offenbach – Edit. Symétrie – 2018).

PRINCESSE OYAYAYE

Synopsis  :


Racle-à-Mort est contrebassiste à l’Ambigu. S’étant endormi sur son instrument au moment de jouer un solo, il est renvoyé. Quittant son ingrate patrie où son talent est méconnu, il s’embarque pour l’Amérique, fait naufrage, utilise sa contrebasse comme canot de sauvetage… et se retrouve en Océanie où il est capturé par les anthropophages, sujets de la reine Oyayaye. C’est à ce moment que débute l’action. On ne lui a laissé pour tout vêtement que le strict minimum. Il ne lui reste plus qu’une heure à vivre, ensuite il fera le souper de la reine.
Pour gagner du temps, Racle-à-Mort met en musique, avec variations à l’italienne, une note de sa blanchisseuse qu’il lui fait chanter. Mais la souveraine a faim et ses regards sont sans équivoque. Ce dernier comprend le message et s’empresse de reprendre sa contrebasse. L’intermède la distrait mais ne calme pas sa faim. Racle-à-Mort comprend qu’il y a de salut que dans la fuite. Il fait danser à Oyayaye et ses suivantes une «  danse des mirlitons  » avant de s’échapper  : sa contrebasse servant de canot, son mouchoir de voile, il prend la mer en faisant un pied-de-nez à sa geôlière toujours affamée.

JACQUES OFFENBACH

S’il est un nom que l’on associe spontanément à la « fête impériale », c’est celui de Jacques Offenbach. Ce rapprochement, qui témoigne du succès du compositeur en son temps et de sa popularité encore actuelle, on le classe parmi les amuseurs, pour ne pas dire le bouffon d’une société de parvenus. Offenbach a incontestablement laissé sa marque dans la vie théâtrale et lyrique du XIXe siècle, en créant un nouveau type de divertissement adapté à la vie moderne.

Ses opéras bouffes sont à l’affiche des scènes lyriques du monde entier, songez, le même soir, trois ou quatre théâtres parisiens programmaient des oeuvres d’Offenbach. Inimaginable de nos jours ! Notables et puissants se bousculaient pour rire à ses facéties. Du prince de Galles au Tsar de Russie, en passant par Bismarck ou l’empereur d’Autriche, toutes les altesses venant à Paris tenaient à profiter, depuis une loge discrète, des gags de La Grande-Duchesse de Gerolstein ou de La Vie parisienne.

Il symbolisait à travers l’Europe le style de vie à la Française, le Paris canaille et les spectacles champagne qui fascinaient tous les étrangers. Ses mélodies les plus célèbres sont encore connues de tous, quoi que ceux qui les fredonnent ignorent parfois qu’il en soit l’auteur; sa physionomie est familière, avec ses lorgnons métalliques, son air facétieux, son allure dégingandée.


Distribution :

Christophe Crapez – Yves Vandenbussche – Piano: Nicolas Ducloux – Contrebasse: Hubert Deflandre

LES DEUX AUGURES

Synopsis :

La scène se passe pendant l’Antiquité grecque. Un roi se rend chez son voisin qui lui a déclaré la guerre. Il s’est déguisé en augure pour obtenir de l’argent et la fin des combats par d’habiles prédictions. Un jeune homme, épris de la fille de son roi, et aimé en retour, se déguise lui aussi en augure pour obtenir sa main par d’aussi habiles prédictions. Leur mise en présence est la source de dialogues habiles et de situations cocasses. Après quelques scènes d’affrontement, ils finissent par trouver une solution commune à tous leurs problèmes. Le roi sans enfant adopte le jeune homme, que sa noblesse soudaine rend digne du parti qu’il espère, tandis que la cupidité de son père adoptif trouvera à s’exprimer dans la négociation de la dot de la jeune fille.

CLAUDE TERASSE est considéré comme le véritable successeur d’Offenbach par sa verve comique et son humour pénétrant et caustique, et il a su comme Offenbach se choisir des livrets pétillants d’esprit. La recette de base était pourtant la même : parodie d’une époque (antiquité grecque ; moyen âge ; milieux diplomatiques ; histoire biblique, etc.) avec un fourmillement d’anachronismes savoureux, de mots d’auteur, d’allusions politiques et sociales, sur une musique gaie, spirituelle, nerveuse, tout à fait contemporaine de l’époque de la création de l’œuvre.

Distribution :

Alfred Bironien: Ténor
Christophe Crapez: Ténor
L’ensemble Flagogne

LE FAUST DE PASSEMENTIER

Synospsis :

Voici Faust fabriquant de passementerie. Il cherche une ouvrière car il a une commande importante: « 72000 mètres de brandebourgs destinés à orner la pagode de l’empereur de la Chine ! »
 
Valentin, brigadier »-z’à cheval », lui confie sa sœur Marguerite. Celle-ci, délurée et paresseuse, se hâte d’aguicher son patron pour qu’il la fasse travailler le moins possible. Resté seul, Faust, la tête en feu, voit apparaître un diablotin, Mephisto (rôle travesti), mais « appelle-moi Meph »…, qui lui offre la jeunesse en échange de son âme.

La métamorphose est contrariée par l’absence du machiniste qui en était chargé et Mephisto doit opérer lui-même la transformation. Aussitôt rajeuni, Faust séduit Marguerite au cours d’une valse échevelée conduite par Méphisto. Valentin apparaît alors, provoque en duel Faust qui le tue grâce à l’aide de Méphisto.

Faust et Marguerite iront en enfer où ils seront mangés tandis que Valentin doit monter « z’au ciel » mais il refuse d’être attaché au fil de fer destiné à le soulever !!! Il se relève et tous les quatre, ils s’en vont bras dessus, bras dessous prendre un verre.

Distribution :

Faust: Yves Vandenbussche
Marguerite: Sevan Manoukian
Meph: Christophe Crapez
Valentin: Alfred Bironien

L’ensemble Flagogne

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